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Cicatrices hypertrophiques
Les cicatrices hypertrophiques sont fermes, en relief et souvent rouges. Mais elles restent à l'intérieur des limites de la blessure d'origine. Elles font l'inverse des cicatrices atrophiques : ici, l'organisme n'a pas manqué de collagène, il en a fabriqué trop. Et c'est justement parce qu'elles ne dépassent pas la plaie qu'on les distingue des chéloïdes, qui débordent au-delà.
Une cicatrisation qui en fait trop
Quand une plaie guérit, les cellules réparatrices fabriquent du collagène pour la refermer. Dans une cicatrice hypertrophique, elles en fabriquent trop. Et la phase de remodelage, qui devrait aplanir et réorganiser ce surplus, ne joue pas pleinement son rôle. Le collagène en trop s'accumule donc en relief : la cicatrice devient ferme et souvent rougeâtre, à cause des petits vaisseaux qu'elle renferme. Mais elle reste dans les bords de la blessure d'origine.
Comment les cicatrices hypertrophiques se forment?
Une cicatrice hypertrophique naît d'un excès de collagène fabriqué pendant la guérison, nourri par la tension et par une inflammation qui s'éternise. L'endroit où se trouve la plaie et la façon dont elle guérit pèsent tous deux dans la balance. Connaître ces facteurs aide à comprendre pourquoi certaines zones sont plus à risque, et pourquoi, à la différence des chéloïdes, ces cicatrices s'assouplissent souvent avec le temps.
Surproduction de collagène
Le trait qui définit ces cicatrices, c'est un excès de collagène. Les cellules réparatrices continuent d'en produire au-delà du nécessaire, et le remodelage qui devrait réduire ce surplus reste insuffisant. Résultat : une cicatrice ferme et en relief. Comme le problème vient d'un trop-plein et non d'un manque, le traitement cherche à aplanir et à assouplir. Soit tout l'inverse de ce qu'on vise pour un creux.
La tension sur la plaie
Une peau soumise à une tension mécanique cicatrise plus facilement de cette façon. Les zones qui s'étirent et bougent beaucoup, comme les épaules, la poitrine et la peau au-dessus des articulations, tirent sur la plaie en train de guérir et entretiennent la production de collagène. Voilà pourquoi les cicatrices hypertrophiques se logent surtout à ces endroits, et pourquoi réduire la tension pendant la guérison fait baisser le risque.
Inflammation prolongée
Une plaie qui tarde à se refermer, qui s'infecte ou qui reste enflammée nourrit la surproduction de collagène. Plus la réparation s'étire dans le temps, plus le collagène en trop a l'occasion de s'accumuler. C'est pourquoi des soins de plaie attentifs, qui favorisent une guérison propre et rapide, aident à réduire le risque de voir une cicatrice en relief se former.
Une cicatrice qui peut s'assouplir
À la différence des chéloïdes, les cicatrices hypertrophiques s'améliorent souvent en partie d'elles-mêmes, sur quelques mois à quelques années : elles s'aplanissent et pâlissent un peu. Elles renferment aussi de petits vaisseaux qui leur donnent leur teinte rouge, ce qui ajoute une composante vasculaire au portrait. Cet assouplissement naturel aide à garder des attentes réalistes.
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